<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><link>http://groupe.vivelavie.gayattitude.com/</link><title>Vers un désespoir léger...</title><description>Vers un désespoir léger...</description><dc:language>fr</dc:language><dc:rights>Copyright 2007</dc:rights><dc:date>2007-12-18T09:26:39+01:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><admin:errorReportsTo rdf:resource="mailto:webmaster@gayattitude.com"/><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><sy:updateBase>2000-01-01T12:00+00:00</sy:updateBase><item><title>[homocity] J'etais fou d'Arnold...</title><link>http://blog.homocity.gayattitude.com/20071213003443/j-etais-fou-d-arnold/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.homocity.gayattitude.com/20071213003443/j-etais-fou-d-arnold/</guid><description>Arnold Turboust  Zabou - Adelaideenvoy par hakim93200</description><content:encoded><![CDATA[<div><object width="425" height="335"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/6Sm4jJEpqzyIM3Gsg"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/6Sm4jJEpqzyIM3Gsg" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="335" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/xitm0_arnold-turboust-zabou-adelaide_music">Arnold Turboust &amp; Zabou - Adelaide</a></b><br /><i>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/hakim93200">hakim93200</a></i></div>]]></content:encoded><dc:creator>homocity</dc:creator><dc:date>2007-12-13T00:34:43+01:00</dc:date></item><item><title>[homocity] 1/4 d'heure midinette</title><link>http://blog.homocity.gayattitude.com/20071206005330/1-4-d-heure-midinette/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.homocity.gayattitude.com/20071206005330/1-4-d-heure-midinette/</guid><description>celine dion  DAMOUR ou dAmitienvoy par karenjolie</description><content:encoded><![CDATA[<div><object width="425" height="335"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/23idEQDegsJFum70u"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/23idEQDegsJFum70u" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="335" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x34yh6_celine-dion-damour-ou-damitie">celine dion  &quot;D&#039;AMOUR ou d&#039;Amiti&quot;</a></b><br /><i>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/karenjolie">karenjolie</a></i></div>]]></content:encoded><dc:creator>homocity</dc:creator><dc:date>2007-12-06T00:53:30+01:00</dc:date></item><item><title>[homocity] Saint mon C...</title><link>http://blog.homocity.gayattitude.com/20071201131418/saint-mon-c/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.homocity.gayattitude.com/20071201131418/saint-mon-c/</guid><description>philadelphiaenvoy par nebuloz

Le S.I.D.A. n'est pas une fête, battons nous!</description><content:encoded><![CDATA[<div><object width="425" height="363"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/WvXWMaabxaPajnXLl"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/WvXWMaabxaPajnXLl" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="363" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x3eeuj_philadelphia_shortfilms">philadelphia</a></b><br /><i>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/nebuloz">nebuloz</a></i></div><br />
<br />
Le S.I.D.A. n'est pas une fête, battons nous!]]></content:encoded><dc:creator>homocity</dc:creator><dc:date>2007-12-01T13:14:18+01:00</dc:date></item><item><title>[valerio] Trois minets d'un coup</title><link>http://blog.valerio.gayattitude.com/20070902140846/trois-minets-d-un-coup/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.valerio.gayattitude.com/20070902140846/trois-minets-d-un-coup/</guid><description>J'ai passé la semaine précédente en Bretagne, où je n'ai pas eu une goutte de pluie. Ce séjour a été agrémenté de quelques rencontres. Ainsi, tandis que je me promenais sur le trottoir, en bon péripatéticien, j'ai croisé 3 superbes mâles. Après quelques préliminaires de prise de contacts, je me suis fait les 3 minets en même temps! Ils étaient un peu trop poilus à mon goût quoiqu'ils avaient tous une belle et longue queue. À certains moments, il était évidemment difficile de faire des photos, et même seulement de tenir l'appareil, mais j'en ai quand même fait quelques unes.
</description><content:encoded><![CDATA[J'ai passé la semaine précédente en Bretagne, où je n'ai pas eu une goutte de pluie. Ce séjour a été agrémenté de quelques rencontres. Ainsi, tandis que je me promenais sur le trottoir, en bon péripatéticien, j'ai croisé 3 superbes mâles. Après quelques préliminaires de prise de contacts, je me suis fait les 3 minets en même temps! Ils étaient un peu trop poilus à mon goût quoiqu'ils avaient tous une belle et longue queue. À certains moments, il était évidemment difficile de faire des photos, et même seulement de tenir l'appareil, mais j'en ai quand même fait <a href=http://valerio618034.free.fr/pho/chats/PA/index.php>quelques unes</a>.<br />
]]></content:encoded><dc:creator>valerio</dc:creator><dc:date>2007-09-02T14:08:46+01:00</dc:date></item><item><title>[kolokani] Navigation.</title><link>http://blog.kolokani.gayattitude.com/20070709170446/navigation/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.kolokani.gayattitude.com/20070709170446/navigation/</guid><description>Je repense à hier soir. J'étais tout contre lui, à peine saoûl. Sa peau faisait des effluves dorées. Son ventre chaud et doux, c'est comme si ma main était encore sur lui et pouvait y aller et venir, là, maintenant, comme une barque sur du lait. J'aurais pu ne plus bouger, rester dans ce monde-là, je le sais. 
Des fois, on riait, l'un contre l'autre; d'autres fois, ma tête se laissait aller et alors je le respirais; je sentais la pression de sa cuisse et des bruits pâles remontaient du dehors, derrière les vitres. Le temps n'avait plus de prise. Alors, la fade journée du lendemain s'est déployée tout aujourd'hui mais je me rends compte à quel point tout cela me traverse, me porte et me chavire en même temps, depuis.</description><content:encoded><![CDATA[Je repense à hier soir. J'étais tout contre lui, à peine saoûl. Sa peau faisait des effluves dorées. Son ventre chaud et doux, c'est comme si ma main était encore sur lui et pouvait y aller et venir, là, maintenant, comme une barque sur du lait. J'aurais pu ne plus bouger, rester dans ce monde-là, je le sais. <br />
Des fois, on riait, l'un contre l'autre; d'autres fois, ma tête se laissait aller et alors je le respirais; je sentais la pression de sa cuisse et des bruits pâles remontaient du dehors, derrière les vitres. Le temps n'avait plus de prise. Alors, la fade journée du lendemain s'est déployée tout aujourd'hui mais je me rends compte à quel point tout cela me traverse, me porte et me chavire en même temps, depuis.]]></content:encoded><dc:creator>kolokani</dc:creator><dc:date>2007-07-09T17:04:46+01:00</dc:date></item><item><title>[valerio] Errare homo est</title><link>http://blog.valerio.gayattitude.com/20070706225152/errare-homo-est/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.valerio.gayattitude.com/20070706225152/errare-homo-est/</guid><description>Cela faisait un bout de temps que je n'avais pas modifié mon portrait. Et surtout de façon aussi notable: je viens d'enlever la mention &quot;homo&quot;.

La première raison est que ma sexualité actuelle est plutôt &quot;auto&quot; et que ce pis-aller est aussi celui des hétéros. En 4 mois de fréquentation assidue de GA et de divers événements, je n'ai pas été capable de bâtir quoi que ce soit de charnel, ne serait-ce qu'un &quot;plan cul&quot;. Cela relève donc de l'honnêteté la plus élémentaire que de retirer cette mention que je ne mérite pas. Peut-être faudrait-il plutôt annoncer &quot;a&quot; ou &quot;oligo&quot; (&quot;oligomo&quot;?) pour un désir qui n'émerge que fort rarement et fait de moi non pas un frustré mais plutôt, si l'on veut voir les choses positivement, un ange. À vrai dire, cela ne me surprend guère, ayant toujours eu peu de désir et ayant eu un nombre de relations ridicule, en gros avec les personnes qui me tombaient dessus.

La deuxième raison m'a surpris davantage: je ne suis pas spécialement à mon aise dans un certain monde homo, c le moins qu'on puisse dire, et il me le rend bien. Au terme de 4 mois de tentative d'intégration, le bilan n'a rien de mitigé: il est nul. Il serait imprudent ou présomptueux d'en tirer des généralisations mais le milieu fréquenté me donnait souvent l'impression d'être de trop, comme certains pédés prodigues n'ont d'ailleurs pas manqué de me l'expliciter à l'occasion. L'ironie de la chose est que je n'ai jamais ressenti ce genre de malaise avec des hétéros mais il est vrai aussi que les hétéros que je fréquente sont d'un milieu bcp plus restreint si l'on fait abstraction de la sexualité. Le problème est statistique et attendu: si on sélectionne 5% de la population sur un critère, il est difficile de sélectionner en outre 5% suivant un deuxième critère (indépendant), menant à une rareté de 0.25% qui devient problématique.

La troisième raison est que je n'm pas une certaine ambiance imbibée de drague sans vouloir le dire. Malgré les dénégations de certains, à un point parfois grotesque, g trop souvent l'impression, au mieux, de tenir la chandelle. Il m'est parfois arrivé d'être avec des couples hétéros en formation et de me sentir de trop mais le gros avantage, avec les hétéros, est que la compagnie des hommes, au moins, ne pose aucun problème et n'induit aucune complication. La compagnie amicale des femmes est elle aussi grandement simplifiée une fois qu'on s'est déclaré homosexuel. En tout cas, on peut dîner avec qqn sans pour autant être soupçonné d'intentions cachées. Dans le monde homo que j'ai entraperçu, tout devient compliqué. J'ai l'impression de déranger une parade de séduction et cela est d'autant plus gênant que celle-ci ne concerne pas un simple couple mais tout un groupe. 

Cette situation me semble difficilement améliorable car, s'il m'arrive de croiser tel ou tel avec qui g une discussion intéressante, celui-ci ressent la même chose que moi et fuit le milieu en question.  J'avais vivement déploré, ya qq jours, qu'il n'y ait que ce RV semi-public à l'OFada (désormais abandonné) qui avait le mérite d'exister mais qui avait le défaut de maintenir un groupe certes homogène mais aux dépens d'autres sensibilités rapidement découragées. Je voulais défendre l'idée d'un vrai RV régulier (au moins mensuel) et public, ouvert uniformément à tous les inscrits de GA, où ne serait pas surreprésenté un noyau de cooptés tandis que des types de personnalité minoritaires deviendraient ultraminoritaires puisque tel, restant à l'écart des groupes majoritaires, partirait découragé avant que l'un de ses &quot;semblables&quot; n'arrive.

Ainsi, en supprimant la mention &quot;homo&quot;, je prends acte de mon échec à me sentir intégré socialement comme homo et j'assume mon refus de faire passer cette considération devant tout le reste. Je veux d'abord fréquenter des êtres humains.

[13/7] Bon, ne soyons pas ridicule trop longtemps! J'ai re-coché la case :-D.</description><content:encoded><![CDATA[Cela faisait un bout de temps que je n'avais pas modifié mon portrait. Et surtout de façon aussi notable: je viens d'enlever la mention "homo".<br />
<br />
La première raison est que ma sexualité actuelle est plutôt "auto" et que ce pis-aller est aussi celui des hétéros. En 4 mois de fréquentation assidue de GA et de divers événements, je n'ai pas été capable de bâtir quoi que ce soit de charnel, ne serait-ce qu'un "plan cul". Cela relève donc de l'honnêteté la plus élémentaire que de retirer cette mention que je ne mérite pas. Peut-être faudrait-il plutôt annoncer "a" ou "oligo" ("oligomo"?) pour un désir qui n'émerge que fort rarement et fait de moi non pas un frustré mais plutôt, si l'on veut voir les choses positivement, un ange. À vrai dire, cela ne me surprend guère, ayant toujours eu peu de désir et ayant eu un nombre de relations ridicule, en gros avec les personnes qui me tombaient dessus.<br />
<br />
La deuxième raison m'a surpris davantage: je ne suis pas spécialement à mon aise dans un certain monde homo, c le moins qu'on puisse dire, et il me le rend bien. Au terme de 4 mois de tentative d'intégration, le bilan n'a rien de mitigé: il est nul. Il serait imprudent ou présomptueux d'en tirer des généralisations mais le milieu fréquenté me donnait souvent l'impression d'être de trop, comme certains pédés prodigues n'ont d'ailleurs pas manqué de me l'expliciter à l'occasion. L'ironie de la chose est que je n'ai jamais ressenti ce genre de malaise avec des hétéros mais il est vrai aussi que les hétéros que je fréquente sont d'un milieu bcp plus restreint si l'on fait abstraction de la sexualité. Le problème est statistique et attendu: si on sélectionne 5% de la population sur un critère, il est difficile de sélectionner en outre 5% suivant un deuxième critère (indépendant), menant à une rareté de 0.25% qui devient problématique.<br />
<br />
La troisième raison est que je n'm pas une certaine ambiance imbibée de drague sans vouloir le dire. Malgré les dénégations de certains, à un point parfois grotesque, g trop souvent l'impression, au mieux, de tenir la chandelle. Il m'est parfois arrivé d'être avec des couples hétéros en formation et de me sentir de trop mais le gros avantage, avec les hétéros, est que la compagnie des hommes, au moins, ne pose aucun problème et n'induit aucune complication. La compagnie amicale des femmes est elle aussi grandement simplifiée une fois qu'on s'est déclaré homosexuel. En tout cas, on peut dîner avec qqn sans pour autant être soupçonné d'intentions cachées. Dans le monde homo que j'ai entraperçu, tout devient compliqué. J'ai l'impression de déranger une parade de séduction et cela est d'autant plus gênant que celle-ci ne concerne pas un simple couple mais tout un groupe. <br />
<br />
Cette situation me semble difficilement améliorable car, s'il m'arrive de croiser tel ou tel avec qui g une discussion intéressante, celui-ci ressent la même chose que moi et fuit le milieu en question.  J'avais vivement déploré, ya qq jours, qu'il n'y ait que ce RV semi-public à l'OFada (désormais abandonné) qui avait le mérite d'exister mais qui avait le défaut de maintenir un groupe certes homogène mais aux dépens d'autres sensibilités rapidement découragées. Je voulais défendre l'idée d'un vrai RV régulier (au moins mensuel) et public, ouvert uniformément à tous les inscrits de GA, où ne serait pas surreprésenté un noyau de cooptés tandis que des types de personnalité minoritaires deviendraient ultraminoritaires puisque tel, restant à l'écart des groupes majoritaires, partirait découragé avant que l'un de ses "semblables" n'arrive.<br />
<br />
Ainsi, en supprimant la <i>mention</i> "homo", je prends acte de mon échec à me sentir intégré <i>socialement</i> comme homo et j'assume mon refus de faire passer cette considération devant tout le reste. Je veux d'abord fréquenter des êtres humains.<br />
<br />
[13/7] Bon, ne soyons pas ridicule trop longtemps! J'ai re-coché la case :-D.]]></content:encoded><dc:creator>valerio</dc:creator><dc:date>2007-07-06T22:51:52+01:00</dc:date></item><item><title>[kolokani] Promenons-nous....</title><link>http://blog.kolokani.gayattitude.com/20070424121553/promenons-nous/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.kolokani.gayattitude.com/20070424121553/promenons-nous/</guid><description>J'avais un rendez-vous dans un petit village, dans l'arrière-pays de Beauvais. J'y suis allé avec un peu d'avance, par les chemins buissonniers. Le soleil du matin faisait un air doux, épuré, légèrement blanchi, presque palpable.

Le village s'est livré soudain, au détour d'un bosquet ensauvagé. Il est situé sur les contreforts de la boutonnière du pays de Bray: la colline portant les petites maisons et l'église fortifiée semblait, devant moi, sombrer dans les champs de colza qui la noyaient peu à peu. J'étais heureux, la fenêtre de ma voiture grande ouverte sur la campagne, regardant tout avec avidité, avec une irrépressible envie de rire, même.

La salle de la mairie, tout en haut de la place de l'église, était fraîche; cela sentait un peu le renfermé, d'ailleurs. Des employées vaquaient doucement, me regardant en coin, et moi m'excusant de les empêcher de passer normalement leurs chiffons recouverts de Plizz sur des meubles ne servant presque à rien... Je devais sourire un peu bêtement, je crois bien, mais c'était plutôt communicatif et le rendez-vous de travail avec la secrétaire avait comme un fond de joie partagée mais tacite, pas tout à fait intérieure mais seulement transpirante, je dirais. Ensuite, la visite du chantier était également comme évaporée, flottant juste au-dessus du temps présent.

Je suis, après, parti faire un tour le long du petit étang. Les saules trempaient leurs longues et molles branches, et c'étaient comme des algues aériennes qui cherchaient à revenir d'où elles étaient, avant. Deux pêcheurs rentraient indolemment sur l'ancien chemin de halage. Tout semblait délicieusement désuet. Les oiseaux, le bonheur...

Le retour, j'ai cherché à le faire durer le plus longtemps possible. J'ai pris la direction de la forêt un peu plus loin. Les grandes allées bordées de chênes noirs gigantesques et impérieux faisant de longs couloirs où la lumière clignotait. Des laies rectilignes partaient en tous sens, en étoile. Tout était compartimenté mais en sections un peu folles et touffues, en leur intérieur. Cela me donnait envie d'aller y courir, de me laisser griffer le visage par les ronces en lianes, de m'écrouler en riant au seuil d'une clairière parsemée de jonquilles. Je savais bien pourquoi je ne voulais pas rentrer, pourquoi je ne voulais pas mettre fin à cette bal(l)ade. J'aurais aimé que cette image soit vraie pour toujours.</description><content:encoded><![CDATA[J'avais un rendez-vous dans un petit village, dans l'arrière-pays de Beauvais. J'y suis allé avec un peu d'avance, par les chemins buissonniers. Le soleil du matin faisait un air doux, épuré, légèrement blanchi, presque palpable.<br />
<br />
Le village s'est livré soudain, au détour d'un bosquet ensauvagé. Il est situé sur les contreforts de la boutonnière du pays de Bray: la colline portant les petites maisons et l'église fortifiée semblait, devant moi, sombrer dans les champs de colza qui la noyaient peu à peu. J'étais heureux, la fenêtre de ma voiture grande ouverte sur la campagne, regardant tout avec avidité, avec une irrépressible envie de rire, même.<br />
<br />
La salle de la mairie, tout en haut de la place de l'église, était fraîche; cela sentait un peu le renfermé, d'ailleurs. Des employées vaquaient doucement, me regardant en coin, et moi m'excusant de les empêcher de passer normalement leurs chiffons recouverts de Plizz sur des meubles ne servant presque à rien... Je devais sourire un peu bêtement, je crois bien, mais c'était plutôt communicatif et le rendez-vous de travail avec la secrétaire avait comme un fond de joie partagée mais tacite, pas tout à fait intérieure mais seulement transpirante, je dirais. Ensuite, la visite du chantier était également comme évaporée, flottant juste au-dessus du temps présent.<br />
<br />
Je suis, après, parti faire un tour le long du petit étang. Les saules trempaient leurs longues et molles branches, et c'étaient comme des algues aériennes qui cherchaient à revenir d'où elles étaient, avant. Deux pêcheurs rentraient indolemment sur l'ancien chemin de halage. Tout semblait délicieusement désuet. Les oiseaux, le bonheur...<br />
<br />
Le retour, j'ai cherché à le faire durer le plus longtemps possible. J'ai pris la direction de la forêt un peu plus loin. Les grandes allées bordées de chênes noirs gigantesques et impérieux faisant de longs couloirs où la lumière clignotait. Des laies rectilignes partaient en tous sens, en étoile. Tout était compartimenté mais en sections un peu folles et touffues, en leur intérieur. Cela me donnait envie d'aller y courir, de me laisser griffer le visage par les ronces en lianes, de m'écrouler en riant au seuil d'une clairière parsemée de jonquilles. Je savais bien pourquoi je ne voulais pas rentrer, pourquoi je ne voulais pas mettre fin à cette bal(l)ade. J'aurais aimé que cette image soit vraie pour toujours.]]></content:encoded><dc:creator>kolokani</dc:creator><dc:date>2007-04-24T12:15:53+01:00</dc:date></item><item><title>[kolokani] Vive la vie, mode d'emploi.</title><link>http://blog.kolokani.gayattitude.com/20070329163753/vive-la-vie-mode-d-emploi/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.kolokani.gayattitude.com/20070329163753/vive-la-vie-mode-d-emploi/</guid><description>Voilà. Vous êtes avec un ami cher. Vous prenez deux grands verres, hauts et ronds et relativement étroits. Vous laissez glisser dans le fond une rasade de sirop d'orgeat, épais et blanchâtre. Ensuite, vous prenez la bouteille de pastis (le bouchon est un peu collé au goulot et quand on le dévisse, il y a des cristaux de sucre qui s'émiettent, c'est délicieux) et vous en versez ce que vous voulez dans les verres. Déjà, cela se mélange... Après, vous laissez tomber deux ou trois gros glaçons qui résonnent sur les bords en glissant, ils craquent avant de lentement commencer de fondre. Il ne reste plus qu'à remplir tout cela d'eau. Jusqu'en haut. Cela déborde quand vous transportez les verres. Voilà, vous avez deux mauresques. Alors, vous trinquez et vous êtes heureux.</description><content:encoded><![CDATA[Voilà. Vous êtes avec un ami cher. Vous prenez deux grands verres, hauts et ronds et relativement étroits. Vous laissez glisser dans le fond une rasade de sirop d'orgeat, épais et blanchâtre. Ensuite, vous prenez la bouteille de pastis (le bouchon est un peu collé au goulot et quand on le dévisse, il y a des cristaux de sucre qui s'émiettent, c'est délicieux) et vous en versez ce que vous voulez dans les verres. Déjà, cela se mélange... Après, vous laissez tomber deux ou trois gros glaçons qui résonnent sur les bords en glissant, ils craquent avant de lentement commencer de fondre. Il ne reste plus qu'à remplir tout cela d'eau. Jusqu'en haut. Cela déborde quand vous transportez les verres. Voilà, vous avez deux mauresques. Alors, vous trinquez et vous êtes heureux.]]></content:encoded><dc:creator>kolokani</dc:creator><dc:date>2007-03-29T16:37:53+01:00</dc:date></item><item><title>[kolokani] :-)</title><link>http://blog.kolokani.gayattitude.com/20070329100423/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.kolokani.gayattitude.com/20070329100423/</guid><description>J'aime cette vie.

Je rentre dans ce nouveau petit supermarché du centre-ville. Il fait encore doux et beau. Il y a enfin des gens en terrasse, on dirait que la vie est sortie. 

Je fais donc mes vagues courses joyeusement, piochant par-ci, par-là, &quot;à la légère&quot;. J'ai presque fini mais me rends alors compte que j'ai oublié quelque chose au rayon frais; je reviens donc sur mes pas. Et là, j'aperçois mon Matthias en pleine contemplation (c'est le mot) devant les yaourts joliment déployés sous ses yeux. Je m'approche doucement et me colle à côté de lui. Cela doit durer deux ou trois minutes: il est si sérieux, il roule des yeux, il tournicote son menton dans sa main droite, l'heure est grave.

Au bout d'un moment, je tape un peu du pied sur les dalles blanches, impatient. Il se retourne lentement, un peu gêné par ce bruit à côté. Quand il m'aperçoit, il pousse un grand cri (un grand cri de Matthias, c'est quelque chose...) en sautant en arrière et nous partons alors d'un rire fou. Une dame dans le rayon se met à pouffer. Je lui dis entre deux éclats &quot;C'est qu'on est contents de se voir!&quot; Elle répond &quot;Alors ça oui! ça se voit!&quot; J'avais l'impression soudaine et profonde que tout le monde riait autour de nous, je veux dire: au-delà de nous. Une sorte de bonheur qui aurait explosé à la figure du monde. 

Après avoir ri, nos regards ont fait le va-et-vient entre nos paniers remplis et nos mines réjouies.

-Allez, viens manger chez moi.

Quand je vous dis que j'aime cette vie...</description><content:encoded><![CDATA[J'aime cette vie.<br />
<br />
Je rentre dans ce nouveau petit supermarché du centre-ville. Il fait encore doux et beau. Il y a enfin des gens en terrasse, on dirait que la vie est sortie. <br />
<br />
Je fais donc mes vagues courses joyeusement, piochant par-ci, par-là, "à la légère". J'ai presque fini mais me rends alors compte que j'ai oublié quelque chose au rayon frais; je reviens donc sur mes pas. Et là, j'aperçois mon Matthias en pleine contemplation (c'est le mot) devant les yaourts joliment déployés sous ses yeux. Je m'approche doucement et me colle à côté de lui. Cela doit durer deux ou trois minutes: il est si sérieux, il roule des yeux, il tournicote son menton dans sa main droite, l'heure est grave.<br />
<br />
Au bout d'un moment, je tape un peu du pied sur les dalles blanches, impatient. Il se retourne lentement, un peu gêné par ce bruit à côté. Quand il m'aperçoit, il pousse un grand cri (un grand cri de Matthias, c'est quelque chose...) en sautant en arrière et nous partons alors d'un rire fou. Une dame dans le rayon se met à pouffer. Je lui dis entre deux éclats "C'est qu'on est contents de se voir!" Elle répond "Alors ça oui! ça se voit!" J'avais l'impression soudaine et profonde que tout le monde riait autour de nous, je veux dire: au-delà de nous. Une sorte de bonheur qui aurait explosé à la figure du monde. <br />
<br />
Après avoir ri, nos regards ont fait le va-et-vient entre nos paniers remplis et nos mines réjouies.<br />
<br />
-Allez, viens manger chez moi.<br />
<br />
Quand je vous dis que j'aime cette vie...]]></content:encoded><dc:creator>kolokani</dc:creator><dc:date>2007-03-29T10:04:23+01:00</dc:date></item><item><title>[Leos] Ombre portée</title><link>http://blog.leos.gayattitude.com/20070218211158/ombre-portee/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.leos.gayattitude.com/20070218211158/ombre-portee/</guid><description> 

Nocturne
 
« je regarde les étoiles
au-dessus de la mer.
Oh, les étoiles sont de l'eau,
des gouttes d'eau.

Je regarde les étoiles
au-dessus de mon cœur,
les étoiles sont des arômes, 
des noyaux d'arômes.

Je regarde la terre
Pleine d'ombre.»

F. G. Lorca.


</description><content:encoded><![CDATA[<Center><FONT color="#330066"> <FONT size=3 face="Comic sans MS"><br />
<br />
Nocturne<br />
 <br />
« je regarde les étoiles<br />
au-dessus de la mer.<br />
Oh, les étoiles sont de l’eau,<br />
des gouttes d’eau.<br />
<br />
Je regarde les étoiles<br />
au-dessus de mon cœur,<br />
les étoiles sont des arômes, <br />
des noyaux d’arômes.<br />
<br />
Je regarde la terre<br />
Pleine d’ombre.»<br />
<br />
F. G. Lorca.<br />
<br />
</FONT size=3 face="Comic sans MS"></FONT color="#330066"></Center><br />
]]></content:encoded><dc:creator>Leos</dc:creator><dc:date>2007-02-18T21:11:58+01:00</dc:date></item><item><title>[Leos] Le temps du vin, de la rose et des amis</title><link>http://blog.leos.gayattitude.com/20070218140339/le-temps-du-vin-de-la-rose-et-des-amis/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.leos.gayattitude.com/20070218140339/le-temps-du-vin-de-la-rose-et-des-amis/</guid><description>
  
« Bois du vin, car la vie, hélas, n'est éternelle,
C'est de tes jeunes ans la richesse réelle, 
Temps du vin, de la rose et des amis charmants,
Jouis dès maintenant puisque la vie est telle. »

Omar Khayam,  Les Chants

  
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/l/e/leos/20070218-208581424145d84e82c6a12.jpg" width="341" height="341" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<FONT color="#FF6600"> <FONT size=3 face="Comic sans MS"> <br />
« Bois du vin, car la vie, hélas, n’est éternelle,<br />
C’est de tes jeunes ans la richesse réelle, <br />
Temps du vin, de la rose et des amis charmants,<br />
Jouis dès maintenant puisque la vie est telle. »<br />
<br />
Omar Khayam, <I> Les Chants</I><br />
<br />
</FONT color="#FF6600"> </FONT size=3 face="Comic sans MS"> <br />
]]></content:encoded><dc:creator>Leos</dc:creator><dc:date>2007-02-18T14:03:39+01:00</dc:date></item></channel></rss>